tpe sur les empreintes digitales
Bien que les empreintes de mains laissées par nos ancêtres sur les parois des cavernes ne nous aient pas livré tous leurs secrets, l’empreinte du pouce servait déjà de signature lors d’échanges commerciaux à Babylone (-3000 av. JC) et dans la Chine antique (7ème siècle). C’est dans le courant du XVIIIe siècle que l’existence des empreintes digitales a été découverte. Il s’agit des anatomistes Mapihi, Ruysh et Albinus qui ont été les premiers à s’en apercevoir. Ils ont aussi constaté que l’existence de ces empreintes digitales était principalement située au bout des doigts de chaque individu. A cette époque, ils ne savaient pas encore ce que ces traces ou marques étaient. L’appellation ‘’ d’empreintes digitales ‘’ n’existait donc pas encore. Ils avaient communément l’habitude d’appeler ça ‘’ marques caractéristiques ‘’.
Au début du 19ème siècle, Jan Evangelista Purkinje, physiologiste tchèque, classe les crêtes papillaires en 9 catégories. En 1858, William James Herschel, magistrat anglais en poste au Bengale, à l'idée de faire contresigner aux indigènes des contrats en leur demandant d'apposer leur empreinte digitale au dessous de leur signature.
Ce procédé sera utilisé à partir de 1877 dans l'administration pénitentiaire pour l'identification des détenus.
A la même époque, Le Docteur Henry Faulds, chirurgien dans un hôpital de Tokyo s'intéresse aux traces de doigts moulées sur des vieilles poteries exhumées de la baie de Yedo au Japon. il envoie un courrier à Darwin dans lequel il explique que les empreintes digitales sont un moyen idéal pour l'identification des récidivistes, des cadavres inconnus et des auteurs d'un délit. Il expose ses vues dans la revue "Nature" le 28 octobre 1880. Date butoir, puisque c'est la naissance de l'utilisation des empreintes digitales dans l'investigation criminelle. Historiquement Nehemiah Crew, morphologiste anglais est le premier à décrire et à publier les crêtes papillaires (ou dermatoglyphes) dans ses "Philosophical Transactions" en 1984.
Tout d'abord, il faut savoir que la peau est divisée en deux couches : le derme, structure profonde très épaisse et l’épiderme, la couche superficielle où sont dessinés les sillons des empreintes. Nos empreintes trouvent leurs origines au niveau du derme, c’est pour cela qu’elles ont le pouvoir de réapparaître naturellement chaque fois que l’on se coupe ou que l'on se brûle. Beaucoup de scientifiques pensent que ces sillons à la surface de nos doigts et sur la paume des mains servent à augmenter les frictions et donc à assurer une meilleure adhésion aux surfaces que nous touchons. D'ailleurs, l'homme n'est pas le seul animal à avoir des empreintes. Les orangs-outans ou les koalas en ont aussi par exemple.
Les empreintes sont donc apparemment indesctructibles mais il peut y avoir des exceptions:
-Par exemple, une brûlure (à l’acide ou autre) qui touche l’épiderme n’aura pas de conséquence grave, mais une qui touche le derme en aura, puisque c’est là qu’est dessinée la « base » de l’empreinte, sa forme, ce qui détermine l’aspect général de l’empreinte digitale.
-Par contre, il existe un médicament contre le cancer appelé la capécitabine qui peut éventuellement effacer les empreintes digitales.
- Il existe aussi une très rare maladie appelée l’adermatoglyphie. Chez les personnes atteintes de cette maladie, toutes les surfaces de peau où sont habituellement les empreintes sont parfaitement lisses. En fait, il s’agit d’un défaut génétique.
Tous les êtres humains et certaines espèces possèdent des empreintes digitales, on peut donc remarquer que les empreintes proviennent d’un programme génétique global. Mais le dessin précis de nos empreintes n’est pas codé génétiquement, il est le fruit du hasard. Les empreintes digitales apparaissent au cours de la grossesse. Au cours de la 7e semaine de gestation, l’extrémité des doigts s’individualisent. Vers la 10e semaine, des «coussins digitaux» deviennent proéminents. C’est à cet endroit que les sillons et les arrêtes des empreintes commencent à apparaitre entre la 10e et la 16e semaine. C’est à 24 semaines que le bébé devient officiellement un être unique, ses empreintes sont fixées pour toute sa vie et les seuls changements qui se produiront viendront de la croissance des doigts. L’environnement auquel est exposé le fœtus au cours du développement des doigts est un facteur déterminant du modelage des empreintes digitales. Les forces de frottement des doigts en cours de développement sur certains éléments (comme le liquide amniotique) modifient la formation des empreintes. Ces contraintes sont différentes sur chaque fœtus. L’environnement extérieur joue aussi un rôle important, par exemple, si la mère subit un stress chimique, biologique, physiologique ou psychologique, cela peut augmenter l’altération des dessins digitaux (crêtes interrompues, dédoublement des arrêtes…). Ce qui fait que chaque individu, et aussi que chaque doigt à sa propre empreinte digitale. Les empreintes digitales peuvent être considérées comme des traces de ce qui s’est passé entre la 10e et la 16e semaine de gestation.
En effet, après avoir méticuleusement observé la surface de nos mains, une équipe de scientifiques (Dr Debregas et Prevost) a découvert que de fines structures à la surface de notre peau créent des vibrations lorsque notre peau entre en contact avec un objet. Les vibrations créées par le toucher d’un objet envoient des sortes de signaux aux cellules nerveuses situées dans le derme (mécanoréceptrice).
Les empreintes digitales sont donc uniques, et même les empreintes digitales des jumeaux sont différentes (contrairement aux idées reçues), même si ces différences sont minimes.